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Créer votre sondage : les erreurs à éviter !

05/04/2019

Créer votre sondage : les erreurs à éviter !

Dans nos missions d’accompagnement des porteurs de projet, nous devons parfois nous inspirer des travaux et études quantitatives déjà réalisés par nos clients. Or, force est de constater, qu’un grand nombre d’enquêtes pêchent par méconnaissance des règles de base en matière de sondage.

 

Pourtant quelques repères simples pourraient améliorer grandement la crédibilité de vos études.

1 - Penser à l’utilisation des résultats avant de rédiger


L’erreur la plus souvent commise est de démarrer le questionnaire avant de penser l’exploitation qui en sera faite, autrement dit, de rédiger les questions avant même de définir clairement les objectifs du questionnaire. S’il s’agit d’une étude quantitative par exemple, dans le cadre d’un business plan, les objectifs du questionnaire sont généralement de définir la demande potentielle, le panier moyen, la fréquence d’achat, et le prix pour ce type de produits et services. En l’absence de définition préalable des grandes catégories de résultat dont vous aurez besoin pour mener à bien votre projet par la suite, vous risquez de partir dans une succession de questions superficielles et inexploitables. De plus, les répondants aguerris peuvent se désintéresser de votre sondage en cours de route, s’ils sentent que vous ne savez pas où vous allez.

 

Prenez donc le temps de définir en amont les types de résultat dont vous aurez besoin et les données nécessaires pour y parvenir. Vous gagnerez ainsi en efficacité et en cohérence.

 

2 - Faites court !


Cependant même avec une structure logique, un questionnaire trop long augmente grandement le taux d’abandon. Les répondants peuvent être tentés de répondre n’importe quoi pour se débarrasser d’un sondage qui les ennuie. A ce titre, une bonne routine consiste à afficher une barre de progression et la durée globale du sondage ce qui permet aux sondés de se situer dans leur tâche. De même, il pourra être judicieux de varier les types de question pour limiter la monotonie ou encore créer des embranchements pour diminuer le volume global de question posées par sondé.

 

Il n’existe pas de limite pour la longueur d'un sondage, cependant il est communément admis qu’il doit pouvoir être réalisé en moins de 5 minutes, afin de sauvegarder un taux de réponse raisonnable.

 

3 - Suscitez l’intérêt


Le découragement ou le refus de répondre peut aussi être le signe que la motivation initiale n’était pas suffisamment forte. Afin de renforcer le taux de réponse, il est intéressant de proposer une courte amorce en début de questionnaire qui pourra comprendre au besoin : une accroche, une phrase suscitant l’empathie, une réassurance sur les compétences de l’enquêteur. De plus, il peut être judicieux de proposer une récompense : goodies, bon d’achat, etc…

 

En dépit de tous ces efforts, le taux de réponse pour une enquête en ligne excède rarement 30%. Armez-vous de patience et préparez-vous à toucher massivement votre cible par une stratégie de publicité web et d’emailing.

 

4 - Aller du général au particulier


L’ordre des questions peut de même influencer les résultats obtenus. Afin d’obtenir les réponses les plus spontanées, il est préférable d’aller du plus général au particulier. En effet, si vous demandez d’abord aux gens de classer des voitures selon des critères comme, la sécurité, le confort au volant, la direction, la vitesse, puis que vous leur demandez de classer les différents véhicules par ordre de préférence. Vous obtiendrez vraisemblablement des résultats qui seront différents de ceux que vous auriez obtenus si vous aviez demandé de classer les véhicules initialement.

 

En effet, la réflexion sur des critères spécifiques et la volonté de ne pas se contredire auront pu influencer des répondants qui auraient répondu spontanément autre chose.

 

Par ailleurs, l’ordre des questions peut dissuader certains participants de finir votre questionnaire. Il est conseillé de démarrer par des questions simples et peu « gênantes » pour l’interviewé. Les questions plus complexes ou intrusives auront un meilleur taux de réponse en fin de sondage. Par exemple, si vous devez demander un email dans une étude en ligne, il préférable de le faire en fin de questionnaire. De même, les questions concernant le revenu, la religion, l’âge, ou les intentions de vote auront un plus fort taux de réponse en fin d’étude.

 

Astuce : si vous avez à interroger sur un prix ou un temps de livraison acceptable, préférez commencer par la valeur la plus forte, sans quoi de nombreux répondant chercheront à influencer le sondage en répondant positivement à la valeur la plus faible.

 

5 - Anticiper sur le traitement des réponses


Il existe plusieurs types de question : ouvertes, fermées, préformées et d’échelle. Celles qui se prêtent le mieux au traitement statistique par la suite sont les questions fermées, préformées et d’échelle.

 

Les questions ouvertes, sont du type : « Quel sont selon vous, les qualités d’un produit (x) ? ». Ces questions laissent énormément de latitude pour répondre à l’interviewé. Aussi, lorsque l’échantillon est restreint, peu de tendances se dégagent réellement et l’analyse des verbatim demandent un temps de retraitement important.

 

Astuce : lorsque vous utilisez des questions fermées, préformées ou d’échelle, il est important de laisser toujours une porte de sortie et de couvrir un champ de réponse maximum. Cela peut s’obtenir en ajoutant un champ de réponse « Autre : précisez » ou « Ne sait pas ». Si les répondants ne trouvent pas de champs pour exprimer leur réponse, ils risquent de répondre n’importe quoi ou d’abandonner votre questionnaire en chemin.

 

6 - Eviter les biais dans les questions


Un des biais majeurs consiste à formuler les questions de manière ambiguës ou difficilement compréhensible par l’interviewé. Les termes techniques doivent être proscrits ou rapidement explicités. Les termes de « CRM » ou « ERP » peuvent sembler des lieux communs pour un informaticien mais seront souvent mal compris du grand public. De la même façon, des adverbes comme « souvent, parfois, habituellement » ont des sens variables selon les individus ce qui risque de fausser les résultats. Il est donc préférable de les proscrire.

 

Une erreur fréquente également consiste à poser deux questions en même temps, par exemple :

 

Pensez-vous que les énergies fossiles... ?

 

          - Sont vouées à disparaître en raison de l’épuisement des ressources ?

          - Ne sont pas vouées à disparaître

          - NSP

 

Celui qui pense que les énergies fossiles sont vouées à disparaître pour une autre raison, peut éprouver des difficultés à répondre à la question.

 

Il peut également arriver que votre question contienne une double négation (Etes-vous défavorable à l’arrêt des centrales non polluantes ?) ou une succession de phrases trop longues. Si un nombre important de sondés se trompent dans l’interprétation de votre question, il y a de fortes chances pour que vos résultats deviennent inexploitables.

 

Enfin une dernière erreur majeure serait de poser des questions auxquelles la plupart des personnes sont dans l’incapacité de répondre : Quel temps avez-vous passé dans une salle de cinéma cette année ? Il est alors préférable de rapporter ce type de question à une échelle de temps plus actuelle, comme une semaine et de se concentrer sur des éléments facilement quantifiables.

 

Pour résumer, un bon questionnaire doit suivre une logique perceptible, être le plus court possible, être facilement compréhensible par vos interlocuteurs et permettre de répondre aux principales questions que vous vous posiez en amont de l’étude. Enfin, rappelez-vous qu’un bon marketeur fait toujours un test auprès d’un échantillon réduit avant de rendre disponible son sondage au grand public.

 

Pour vous accompagner dans vos études, nos consultants-formateurs mettent leurs connaissances au service de vos projets. Faites confiance à nos experts et prenez une longueur d’avance !

 

Michael RAMEIL

Dans nos missions d’accompagnement des porteurs de projet, nous devons parfois nous inspirer des travaux et études quantitatives déjà réalisés par nos clients. Or, force est de constater, qu’un grand nombre d’enquêtes pêchent par méconnaissances des règles de base en matière de sondage.

Pourtant quelques repères simples pourraient améliorer grandement la crédibilité de vos études.

1 - Penser à l’utilisation des résultats avant de rédiger 

L’erreur la plus souvent commise est de démarrer le questionnaire avant de penser l’exploitation qui en sera faite, autrement dit, de rédiger les questions avant même de définir clairement les objectifs du questionnaire. S’il s’agit d’une étude quantitative, par exemple, dans le cadre d’un business plan pour une création d’entreprise, les objectifs du questionnaire sont généralement de définir la demande potentielle, le panier moyen, la fréquence d’achat, et le prix pour ce type de produits et services. En l’absence de définition préalable des grandes catégories de résultat dont vous aurez besoin pour mener à bien votre projet par la suite, vous risquez de partir dans une succession de questions superficielles et inexploitables. De plus, les répondants aguerris peuvent se désintéresser de votre sondage en cours de route, s’ils sentent que vous ne savez pas où vous allez.

Prenez donc le temps de définir en amont les types de résultat dont vous aurez besoin et les données nécessaires pour y parvenir. Vous gagnerez ainsi en efficacité et en cohérence.

2 - Faites court ! 

Cependant même avec une structure logique, un questionnaire trop long augmente grandement le taux d’abandon. Les répondants peuvent être tentés de répondre n’importe quoi pour se débarrasser d’un sondage qui les ennuie. A ce titre, une bonne routine consiste à afficher une barre de progression et la durée globale du sondage ce qui permet aux sondés de se situer dans leur tâche. De même, il pourra être judicieux de varier les types de question pour limiter la monotonie ou encore créer des embranchements pour diminuer le volume global de question posées par sondé.

Il n’existe pas de limite pour la longueur, cependant il est communément admis qu’il doit pouvoir être réalisé en moins de 5 minutes, afin de sauvegarder un taux de réponse raisonnable.

3 - Suscitez l’intérêt 

Le découragement ou le refus de répondre peut aussi être le signe que la motivation initiale n’était pas suffisamment forte. Afin de renforcer le taux de réponse, il est intéressant de proposer une courte amorce en début de questionnaire qui pourra comprendre au besoin : une accroche, une phrase suscitant l’empathie, une réassurance sur les compétences de l’enquêteur. De plus, il peut être judicieux de proposer une récompense : goodies, bon d’achat, etc…

En dépit de tous ces efforts, le taux de réponse pour une enquête en ligne excède rarement 30%. Armez-vous de patience et préparez-vous à toucher massivement votre cible par une stratégie de publicité web et d’emailing.

4 - Aller du général au particulier 

L’ordre des questions peut de même influencer les résultats obtenus. Afin d’obtenir les réponses les plus spontanées, il est préférable d’aller du plus général au particulier. En effet, si vous demandez d’abord aux gens de classer des voitures selon des critères comme, la sécurité, le confort au volant, la direction, la vitesse, puis que vous leur demandez de classer les différents véhicules par ordre de préférence. Vous obtiendrez vraisemblablement des résultats qui seront différents de ceux que vous auriez obtenus si vous aviez demandé de classer les véhicules initialement.

En effet, la réflexion sur des critères spécifiques et la volonté de ne pas se contredire auront pu influencer des répondants qui auraient répondu spontanément autre chose.

Par ailleurs, l’ordre des questions peut dissuader certains participants de finir votre questionnaire. Il est conseillé de démarrer par des questions simples et peu « gênantes » pour l’interviewé. Les questions plus complexes ou intrusives auront un meilleur taux de réponse en fin de sondage. Par exemple, si vous devez demander un email dans une étude en ligne, il préférable de le faire en fin de questionnaire. De même, les questions concernant le revenu, la religion, l’âge, ou les intentions de vote auront un plus fort taux de réponse en fin d’étude.

Astuce : si vous avez à interroger sur un prix ou un temps de livraison acceptable, préférez commencer par la valeur la plus forte, sans quoi de nombreux répondant chercheront à influencer le sondage en répondant positivement à la valeur la plus faible.

5 - Anticiper sur le traitement des réponses

Il existe plusieurs types de question : ouvertes, fermées, préformées et d’échelle. Celles qui se prêtent le mieux au traitement statistique par la suite sont les questions fermées, préformées et d’échelle.

Les questions ouvertes, sont du type : « Quel sont selon vous, les qualités d’un produit (x) ? ». Ces questions laissent énormément de latitude pour répondre à l’interviewé. Aussi, lorsque l’échantillon est restreint, peu de tendances se dégagent réellement et l’analyse des verbatim demandent un temps de retraitement important.

Astuce : lorsque vous utilisez des questions fermées, préformées ou d’échelle, il est important de laisser toujours une porte de sortie et de couvrir un champ de réponse maximum. Cela peut s’obtenir en ajoutant un champ de réponse « Autre : précisez » ou « Ne sait pas ». Si les répondants ne trouvent pas de champs pour exprimer leur réponse, ils risquent de répondre n’importe quoi ou d’abandonner votre questionnaire en chemin.

6 - Eviter les biais dans les questions

Un des biais majeurs consiste à formuler les questions de manière ambiguës ou difficilement compréhensible par l’interviewé. Les termes techniques doivent être proscrits ou rapidement explicités. Les termes de « CRM » ou « ERP » peuvent sembler des lieux communs pour un informaticien mais seront souvent mal compris du grand public. De la même façon, des adverbes comme « souvent, parfois, habituellement » ont des sens variables selon les individus ce qui risque de fausser les résultats. Il est donc préférable de les proscrire.

Une erreur fréquente également consiste à poser deux questions en même temps, par exemple :

Pensez-vous que les énergies fossiles

          Sont vouées à disparaître en raison de l’épuisement des ressources ?

          Ne sont pas vouées à disparaître

          NSP

Celui qui pense que les énergies fossiles sont vouées à disparaître pour une autre raison, peut éprouver des difficultés à répondre à la question.

Il peut également arriver que votre question contienne une double négation (Etes-vous défavorable à l’arrêt des centrales non polluantes ?) ou une succession de phrases trop longues. Si un nombre important de sondés se trompent dans l’interprétation de votre question, il y a de fortes chances pour que vos résultats deviennent inexploitables.

Enfin une dernière erreur majeure serait de poser des questions auxquelles la plupart des personnes sont dans l’incapacité de répondre : Quel temps avez-vous passé dans une salle de cinéma cette année ? Il est alors préférable de rapporter ce type de question à une échelle de temps plus actuelle, comme une semaine et de se concentrer sur des éléments facilement quantifiables.

Pour résumer, un bon questionnaire doit suivre une logique perceptible, être le plus court possible, être facilement compréhensible par vos interlocuteurs et permettre de répondre aux principales questions que vous vous posiez en amont de l’étude. Enfin, rappelez-vous qu’un bon marketeur fait toujours un test auprès d’un échantillon réduit avant de rendre disponible son sondage au grand public.

Pour vous accompagner dans vos études, nos consultants-formateurs mettent leurs connaissances au service de vos projets. Faites confiance à nos experts et prenez une longueur d’avance !

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